Shake, shake, SHAKE
Un article court et bref, pour souligner une fois de plus le côté putassier de nos médias d’information. Début de semaine, la terre a tremblé en Haiti.
Je vais m’efforcer tant que faire se peut de ne pas faire d’humour macabre, histoire de sauver le peu d’âme qu’il me reste encore…
Mais simplement exposer que, ce soir, je me suis coupé du monde de l’information voyeuriste le temps d’un repas.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’un tremblement de terre a ravagé Haiti, et que les morts se comptent par dizaines de milliers. Vous savez aussi sans doute que le 1212 a été réactivé en Belgique, parmi d’autres moyens actuels et à venir de récolter des dons.
A partir de là, de quoi de plus avez vous besoin ?
D’une édition spéciale du JT tirée en longueur avec des vidéos de cadavres ?
« Attention, ces images peuvent être choquantes ! »
Le nombre précis de morts va-t-il conditionner notre propension à faire des dons ?
Les exploits de nos intervenants d’urgence ont-il moins d’impact sur la population dévastée s’ils ne sont pas médiatisés ?
Ou ai-je simplement eu la faiblesse de penser que dans pareilles circonstances, la course à l’audimat avide de sensationnel et de voyeurisme pouvait marquer une trêve ?










