Puisque vous aimez tant mes aventures au pays du meuble en kit – « Wééééééééééé » – merci ; voici donc un chapitre de plus : Ikea, le retour !
Le septième jour, avant de glander sévère, Dieu se dit qu’il manquait un truc. Et là, dans sa bonté légendaire, il inventa… la prime de fin d’année !
Censée couvrir de cadeaux vos proches et tous ceux que vous aimez, la prime de fin d’année peut vite avoir un autre usage quand vous êtes un pauvre petit employé sous payé (on disait – en tout cas c’est ce que les déléguées syndicales veulent me faire croire) qui vient d’emménager pour la première fois : combler les espaces vides dans le living.
Nous voilà donc partis (j’ai embarqué ma chère soeur), par un lundi de week end de noël prolongé, pendant que mes collègues prennent l’apéro triment au boulot, vers le géant du meuble en kit suédois, dont la collection devrait bientôt s’étoffer d’agrandisseurs péniens à monter soi même.
Nous arrivons sur place vers midi, et là… un monde de gueux. On fonce vers le resto, et j’ai enfin pu goûter les boulettes suédoises dont mon collègue me parle si souvent, et qui devraient bien se marier avec une Tongerloo de chez Julie (message caché ???). Verdict de ce dîner presque pas fait : plutôt bon… mais ils les ont plutôt petites les suédois. Le froid, sans doute…
Quelques petits tours dans le showroom plus tard, me voilà avec ma liste de meubles à retirer. Liste qui, bien entendu, n’avait absolument plus rien à voir avec ce que j’étais venu acheter à la base.
Un détour par les méandres du magasin, et nous voilà devant le distributeur de chariots. Et là, c’est le drame… plus de chariots !
On fait la file… on attend… des chariots arrivent… mais restent bloqués dans le couloir censé les amener… ils sont là, pas loin, mais les gens attendent… ha, de nouveaux chariots arrivent derrière… mais toujours pas jusqu’à nous.
C’est à peu près à ce moment que, las d’attendre, je forçai poliment mon passage entre la tête de file qui, comme en politique, jouait allègrement avec son smartphone dernier cri plutôt que d’agir, pour aller chercher les chariots et les pousser vers leur destination finale : les mimines des consommateurs bien élevés qui attendaient sagement qu’ils arrivent.
Difficile à bien expliquer, mais tous ceux qui sont un jour passés par là visualiseront.
J’ai même été sympa, j’en ai ramené une bonne dizaine, alors que j’eu pu juste ramener un chariot pour moi ! Si c’est pas de l’altruisme ça, mon bon môssieur…
J’embarque les caisses, et en ai une dernière à aller chercher au service enlèvements. (on en avait un pareil à Marcinelle, mais il a fermé)
Et là, gros doute… « Hum… Nathalie (ma soeur) ? Je me demande… tu sais, la bibliothèque que je n’étais pas censé prendre mais que finalement j’ai prise… elle fait 2 mètres quand même… on va faire comment dans la voiture ? »
Le retour à la voiture s’est effectivement soldé par un bon petit Tetris, et Nathalie coincée à l’arrière du véhicule. He oui, je suis comme ça moi, je ne suis pas du genre à abandonner ma soeur sur un parking.
Retour chez les parents pour déposer ma soeur, et direction l’appart.
Remontage des caisses vers l’appart tout seul… Van Damme ici hein !
Et là, tous ceux qui parmi vous ont un jour acheté un meuble chez Ikea le savent, commence la part la plus pénible : le montage.
Le pire, c’était le fauteuil. Oui parce que je me rend compte là tout de suite que je n’ai pas précisé ce que j’ai acheté ! On fera le topo un peu plus loin, photos à l’appui. Mais je me suis acheté un fauteuil d’une personne, le genre relax en bois avec dossier haut. Histoire de m’affaler comme un merde devant Alektra Blue la tayvay.
Imaginez… une armature métallique avec des trous dedans… trois couches de tissus à enfiler comme des chaussettes là dessus, avec tous des trous qui sont censés tomber en face de ceux de l’armature métallique… et un montant en bois qui doit s’aligner avec tous ces trous. Même Rocco Siffredi en aurait perdu son latin !
Moult jurons plus tard, mon fauteuil était monté, et j’ai pu procrastiner depuis celui-ci le montage des deux autres meubles : une bibliothèque et une étagère à vins.
Non vraiment, les voyages chez Ikea, c’est bonheur !


(bouteilles non fournies… faut pas rêver)