Archive for janvier, 2010

La première classe, c’est très distingué !

24 janvier 2010 in .be, 3615mylife.con | Commentaires (0)

Tags: , , , , , , , , , , ,

Alors que les billets permettant de prendre le train en première classe sont généralement réservés à un public friqué (ou bénéficiant d’un passe droit quelconque), les billets shopping de la SNCB bousculent un peu l’ordre établi.

Ce samedi, alors que bon nombre de personnes se sont rendues à Liège pour les Transardentes, je m’y rendais beaucoup plus tôt dans la journée pour fêter dignement l’anniversaire d’une amie.

Après un petit détour préparatoire sur le site de la SNCB (bah oui, quand on ne peut plus prendre de GoPass, les choses se compliquent), je constatai avec étonnement la différence de prix entre première et seconde classe en billet shopping : 9€ pour la seconde, et 13€ pour la première, soit 4€ de plus pour tester l’univers chatoyant de la first class. Soyons fous !

Alors d’entrée de jeu, autant le dire, j’ai été très déçu ! Pas de champagne, pas d’hôtesses décolletées, et surtout, ni drogue, ni filles de joie à l’horizon !

Non, juste la même chose qu’en seconde classe, avec simplement un peu plus d’espace, et summum du luxe, un accoudoir de chaque côté du siège !

C’est sûr, c’est un peu plus calme qu’en deuxième classe, bien qu’à mon avis je ne devais pas être le seul à avoir eu l’idée de profiter des tarifs pour vivre au dessus de mes moyens…

Par contre, c’est tout aussi sale. Au retour, j’ai passé le trajet entre des gobelets vides et des boites en carton floquées « Jupiler ». Des accompagnateurs fêtant la fin de la grève, sans doute…

Enfin bon, ne soyons pas médisants, la première classe a quand même un énorme avantage : pour la première fois, je suis arrivé à l’heure !
Et oui m’sieurs dames, la ponctualité, ça a un prix !
(heu… non, rien)

Prochaine étape, tester la première classe dans les bus de la TEC… ha, on me dit que non.

Bon, peut être le futur RER Carolo alors… d’après mes sources, la première classe se fera dans les mêmes wagons que la seconde, mais le gilet pare-balles sera fourni.

Shake, shake, SHAKE

14 janvier 2010 in Humeurs | Commentaires (0)

Un article court et bref, pour souligner une fois de plus le côté putassier de nos médias d’information. Début de semaine, la terre a tremblé en Haiti.

Je vais m’efforcer tant que faire se peut de ne pas faire d’humour macabre, histoire de sauver le peu d’âme qu’il me reste encore…

Mais simplement exposer que, ce soir, je me suis coupé du monde de l’information voyeuriste le temps d’un repas.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un tremblement de terre a ravagé Haiti, et que les morts se comptent par dizaines de milliers. Vous savez aussi sans doute que le 1212 a été réactivé en Belgique, parmi d’autres moyens actuels et à venir de récolter des dons.

A partir de là, de quoi de plus avez vous besoin ?

D’une édition spéciale du JT tirée en longueur avec des vidéos de cadavres ?

« Attention, ces images peuvent être choquantes ! »

Le nombre précis de morts va-t-il conditionner notre propension à faire des dons ?

Les exploits de nos intervenants d’urgence ont-il moins d’impact sur la population dévastée s’ils ne sont pas médiatisés ?

Ou ai-je simplement eu la faiblesse de penser que dans pareilles circonstances, la course à l’audimat avide de sensationnel et de voyeurisme pouvait marquer une trêve ?

Le grand livre Ikea, un chapitre de plus

7 janvier 2010 in 3615mylife.con | Commentaires (0)

Tags: , , , , , , ,

Puisque vous aimez tant mes aventures au pays du meuble en kit – « Wééééééééééé » – merci ; voici donc un chapitre de plus : Ikea, le retour !

Le septième jour, avant de glander sévère, Dieu se dit qu’il manquait un truc. Et là, dans sa bonté légendaire, il inventa… la prime de fin d’année !

Censée couvrir de cadeaux vos proches et tous ceux que vous aimez, la prime de fin d’année peut vite avoir un autre usage quand vous êtes un pauvre petit employé sous payé (on disait – en tout cas c’est ce que les déléguées syndicales veulent me faire croire) qui vient d’emménager pour la première fois : combler les espaces vides dans le living.

Nous voilà donc partis (j’ai embarqué ma chère soeur), par un lundi de week end de noël prolongé, pendant que mes collègues prennent l’apéro triment au boulot, vers le géant du meuble en kit suédois, dont la collection devrait bientôt s’étoffer d’agrandisseurs péniens à monter soi même.

Nous arrivons sur place vers midi, et là… un monde de gueux. On fonce vers le resto, et j’ai enfin pu goûter les boulettes suédoises dont mon collègue me parle si souvent, et qui devraient bien se marier avec une Tongerloo de chez Julie (message caché ???). Verdict de ce dîner presque pas fait : plutôt bon… mais ils les ont plutôt petites les suédois. Le froid, sans doute…

Quelques petits tours dans le showroom plus tard, me voilà avec ma liste de meubles à retirer. Liste qui, bien entendu, n’avait absolument plus rien à voir avec ce que j’étais venu acheter à la base.

Un détour par les méandres du magasin, et nous voilà devant le distributeur de chariots. Et là, c’est le drame… plus de chariots !

On fait la file… on attend… des chariots arrivent… mais restent bloqués dans le couloir censé les amener… ils sont là, pas loin, mais les gens attendent… ha, de nouveaux chariots arrivent derrière… mais toujours pas jusqu’à nous.

C’est à peu près à ce moment que, las d’attendre, je forçai poliment mon passage entre la tête de file qui, comme en politique, jouait allègrement avec son smartphone dernier cri plutôt que d’agir, pour aller chercher les chariots et les pousser vers leur destination finale : les mimines des consommateurs bien élevés qui attendaient sagement qu’ils arrivent.

Difficile à bien expliquer, mais tous ceux qui sont un jour passés par là visualiseront.

J’ai même été sympa, j’en ai ramené une bonne dizaine, alors que j’eu pu juste ramener un chariot pour moi ! Si c’est pas de l’altruisme ça, mon bon môssieur…

J’embarque les caisses, et en ai une dernière à aller chercher au service enlèvements. (on en avait un pareil à Marcinelle, mais il a fermé)

Et là, gros doute… « Hum… Nathalie (ma soeur) ? Je me demande… tu sais, la bibliothèque que je n’étais pas censé prendre mais que finalement j’ai prise… elle fait 2 mètres quand même… on va faire comment dans la voiture ? »

Le retour à la voiture s’est effectivement soldé par un bon petit Tetris, et Nathalie coincée à l’arrière du véhicule. He oui, je suis comme ça moi, je ne suis pas du genre à abandonner ma soeur sur un parking.

Retour chez les parents pour déposer ma soeur, et direction l’appart.

Remontage des caisses vers l’appart tout seul… Van Damme ici hein !

Et là, tous ceux qui parmi vous ont un jour acheté un meuble chez Ikea le savent, commence la part la plus pénible : le montage.

Le pire, c’était le fauteuil. Oui parce que je me rend compte là tout de suite que je n’ai pas précisé ce que j’ai acheté ! On fera le topo un peu plus loin, photos à l’appui. Mais je me suis acheté un fauteuil d’une personne, le genre relax en bois avec dossier haut. Histoire de m’affaler comme un merde devant Alektra Blue la tayvay.

Imaginez… une armature métallique avec des trous dedans… trois couches de tissus à enfiler comme des chaussettes là dessus, avec tous des trous qui sont censés tomber en face de ceux de l’armature métallique… et un montant en bois qui doit s’aligner avec tous ces trous. Même Rocco Siffredi en aurait perdu son latin !

Moult jurons plus tard, mon fauteuil était monté, et j’ai pu procrastiner depuis celui-ci le montage des deux autres meubles : une bibliothèque et une étagère à vins.

Non vraiment, les voyages chez Ikea, c’est bonheur !

IMG_0311

IMG_0312

(bouteilles non fournies… faut pas rêver)